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La responsabilité des parents dans le nouveau livre VI du Code civil : quelles conséquences? 

Avant le 1er janvier 2025, la responsabilité des parents reposait sur une présomption de faute dans l'éducation ou la surveillance de l'enfant mineur. Cette présomption s'appliquait uniquement aux parents biologiques ou adoptifs, et non aux autres membres de la famille ou aux institutions.

Pour que la responsabilité des parents puisse être engagée, plusieurs conditions devaient être réunies :

  1. L'enfant devait être mineur (moins de 18 ans).

  2. Un lien de filiation devait exister entre l'enfant et les parents.

  3. Les parents devaient exercer l'autorité parentale.

  4. L'enfant mineur devait avoir commis une faute ou un acte objectivement illicite causant un dommage à un tiers.

Les parents étaient présumés responsables des dommages causés par leur enfant mineur, mais ils avaient la possibilité de s'exonérer en prouvant qu'ils n'avaient commis aucune faute dans l'éducation ou la surveillance de l'enfant.

Ce régime s'appliquait indifféremment à tous les mineurs, sans distinction d'âge. En cas de séparation ou de divorce des parents, la présomption de responsabilité continuait de peser sur les deux parents, tant qu'ils exerçaient l'autorité parentale.

Depuis le 1er janvier 2025, le nouveau Livre 6 du Code civil belge a profondément modifié les règles de responsabilité des parents et autres titulaires de l’autorité sur les mineurs. 

Quelles sont les conséquences de cette réforme pour les parents ? 

1. Responsabilité sans faute pour les mineurs de moins de 16 ans

Les parents, adoptants, tuteurs et accueillants familiaux qui disposent de l’autorité sur un enfant âgé de moins de 16 ans sont désormais responsables sans faute des dommages causés par celui-ci. Cela signifie qu’ils devront indemniser les victimes, même s’ils n’ont commis aucune erreur dans la surveillance ou l’éducation de l’enfant. 

2. Responsabilité avec présomption de faute pour les mineurs de 16 ans ou plus

Pour les mineurs âgés de 16 ans ou plus, la responsabilité des titulaires de l’autorité repose sur une présomption de faute. Ces derniers peuvent être tenus responsables des dommages causés par le jeune, sauf s’ils prouvent que le préjudice ne découle pas d’un manquement dans leur chef (par exemple, une absence de faute dans la surveillance ou l’éducation). 

3. Fin du critère éducatif et introduction d’un régime objectif

Le nouveau régime abandonne toute référence à la qualité de l’éducation donnée par les parents. La responsabilité est désormais basée sur des critères objectifs liés à l’âge et à l’autorité exercée sur le mineur. Cela marque une rupture avec l’ancien système qui évaluait la faute éducative ou la négligence parentale.

4. Implications pratiques pour les familles


Ces nouvelles règles impliquent que les parents doivent être particulièrement vigilants quant aux actes de leurs enfants, surtout ceux âgés de moins de 16 ans, car leur responsabilité est automatique. Il est également conseillé de vérifier si votre assurance familiale couvre ces nouvelles formes de responsabilité.

Si vous avez des questions sur vos droits ou responsabilités, n’hésitez pas à nous contacter pour obtenir des conseils adaptés à votre situation !

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